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Le goût du partage Née à Maastricht, aux Pays-Bas, dans une famille d’hôteliers et de restaurateurs côté maternel, Denise Henquet a toujours eu le goût du partage et des grandes tablées. À la maison, les week-ends étaient ryth- més par les grands repas préparés par son père. Si lui ne travaillait pas dans la restauration, en grand passionné, il avait pris l'habitude de prendre les commandes en cuisine, Un moment privilégié qui rassemble toute la famille autour d’un bon repas. Dès le matin, les odeurs de marinades envahissaient la maison, et Denise, encore toute jeune, mettait déjà la main à la pâte. Elle l’aidait à préparer le gibier, son grand-père paternel était chasseur, à plumer, vider, faisander, mais aussi à cuisiner les poissons, comme le saumon gravlax, une spécialité qu’elle affectionne toujours aujourd’hui. " “On achetait un saumon entier, on levait les filets qu'on enveloppait dans de l'aneth fraîche avec du gros sel et du sucre, et on laissait mariner toute une nuit.” Des souvenirs qui paraissent être les prémices de sa cuisine d'aujourd'hui. Cette enfance active et exigeante nourrit son rapport à la gastronomie et au travail. La cheffe se souvient : “on participait à tout, ça m'a donné le goût de cuisiner pour les autres, de recevoir et de par- tager.” Elle se rappelle aussi l'art de la table, l'importance de la présentation, puis la vaisselle “la partie un peu moins drôle !” s'amuse la cheffe. ÇA M'A DONNÉ LE GOÛT DE CUISINER POUR LES AUTRES, DE RECEVOIR ET DE PARTAGER. j} À la maison tout le monde était mis à contribution, et tout se faisait très natu- rellement, avec une forme de joie que l’on retrouve encore aujourd’hui dans sa cuisine. “Les odeurs et les goûts de mon enfance ne m'ont jamais quittée, ils me guident encore aujourd’hui.” Pourtant, c’est vers un autre univers que se tourne Denise Henquet. Le déclic Après avoir suivi des études de commerce, Denise Henquet passe une vingtaine d’années dans l'industrie médicale, à des postes de direction. Si la jeune femme gère des équipes et court le monde entier, une petite voix au fond d’elle ne la quitte jamais : un jour, elle ouvrira son propre restaurant. C’est à la quarantaine que survient le déclic. Après une interven- tion chirurgicale qui la contraint à être immobilisée, la future cheffe n’a d'autre choix que de lever le pied. à ÉTÉ 2025 - 15H30
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